« Il faut créer un mouvement de masse des pigistes en Europe »

SLIDES + VIDEO. Les pigistes morflent, et pas qu’en France. Grâce à une étude (260 répondants dans 9 pays) du pigiste Yann Kerveno, on sait maintenant que travailler en freelance est une pente glissante vers la précarité. Quelques chiffres : près d’un quart gagne moins de 10.000 euros bruts/an (770 euros/mois sur 13 mois) et les 3/4 moins de 25.000 euros. La moitié des pigistes le sont par contrainte et non par choix.

Plus grave, le tarif de la pige stagne depuis… 30 ans!

La solution? « Créer un vrai mouvement de masse pour réclamer que les tarifs augmentent« , estime Yann Kerveno, membre du collectif des Invisibles des médias et ancien président de l’association Profession : pigiste.

Rencontré aux Assises du journalisme début octobre, il commente ici les tristes résultats de son étude…

Le site de Yann Kerveno : Yann’s News
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2 Réponses à cet article

  1. Comme le souligne cette interview, c’est un vrai problème pour les pigistes de garder leur carte de presse tout en survivant dans ce métier. Il ne faut pas se faire d’illusions, au tarif où est payée la pige par les journaux, on peut difficilement survivre, à moins de faire de très gros volumes, au détriment de la qualité. Sans compter qu’on tombe alors à un salaire horaire inférieure à celui d’une caissière. Non pas que cette dernière exerce un métier dévalorisant, mais elle a au moins une plus grande sécurité de l’emploi.
    Il n’y a aucune honte à travailler pour des boîtes de com si on érige une muraille de Chine entre les deux activités. En tout cas, c’est toujours moins honteux que de rendre des articles qui ressemblent à des torchons.

  2. Pigiste, un des seuls métiers dans lequel on se voit imposé un tarif, rarement négociable, qui ne tient compte ni de l’ancienneté, ni de la spécialisation.
    Le principe de la rémunération au volume est à revoir.

    Un mouvement de masse, oui mais comment s’y prendre, ne serait-ce qu’en France ? Pour ma part, j’ai pas trop d »idée, et surtout pas trop d’illusion. Les free lance ne sont jamais mobilisables.

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